LA QUEQUETTE DU GRAAL ( 08/11/12)

Signalé dans le JDD du 04/11/12 : le slam fait son apparition. Il ne s’agit nullement de quelque joute poétique, mais d’un nouveau cocktail de drogues de synthèse, pris par voie intraveineuse et qui est à la pointe des pratiques sexuelles performatives de certains de nos nouveaux sujets.

Il s’agit « d’être des explorateurs des extrêmes sexuelles » en cherchant une perte totale de contrôle pour voir jusqu’où il est possible d’aller ».

Nous voilà à nouveau sur le registre de l’excès et du pulsionnel, mais aussi celui du fragment qui extrait du possible d’un tout structuré.

Pas de désir mais  la satisfaction immédiate d’une libido qui à force de ne pas avoir de limite et de s’extraire du rapport au symbolique se condamne elle-même à sa propre disparition dans une série de fragments consuméristes.

More sex for no sex, voilà la fin annoncée…

Le corps, avec ses propres limites que la drogue tente de réfuter deviendra vite un obstacle à la réalisation sérielle de sur-phantasmes. Et du phantasme, par excès d’accomplissement, il n’y en aura bientôt plus pour structurer et nourrir le désir (rappelons à ce propos que le phantasme n’est en rien un impératif réalisable, bien au contraire).

Dans le cadre de « 24H » de la « baise », on commence déjà à signaler des automutilations !

Il semble que l’excès, encore une fois, fonctionne sur le mode de la contamination ici délétère et fatale et qu’il serve d’instrument à une tentative d’autodisparition.

Le sexe comme élément de départ porteur du signe de notre finitude devient catalyseur d’une tentative de disparition doloriste : voilà là la quéquette du graal…

 

Marc Bozec.

 

Ps : le médecin interviewé dans l’article cité se nomme LOWENSTEIN, étonnant non ?

 



08/11/2012
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