Des nouvelles du chat: réponse à Merlin (26/01/13°

 

Du concept de virtualité, les expressions sont multiples.

Si l’on veut retenir celle qui relève du potentiel, elle s’extrait de toute forme de décision et ne s’inscrit dans la temporalité que de par son élaboration.

Ce qui relève du probable, de la probabilité, est certes  inscrit dans la temporalité d’un possible, d’un choix différé. Il y a celle aussi qui relève d’un dédoublement du réel, d’un discours sur le réel, sorte de modélisation qui tend peu à peu à se substituer au réel (voir à ce sujet les projets liés au post-humain).

 

C’est plus particulièrement cette dernière qui est en passe de devenir un des paradigmes éducatif et sociétal et que j’interroge.

Elle n’induit pas de point de vue, de positionnement, de prise de risque, mais cristallise en quelque sorte un état qui est alors une sorte de modélisation de l’indécidable.

Elle s’émancipe du réel et du principe de réalité, cela même si elle copie ou tente d’anticiper l’état du réel.

Ce dont je parle, c’est de la contamination par le virtuel et de l’impact de cette même contamination.

D’où un nécessaire positionnement qui dise la capacité à s’en extraire. Là, je rejoins le propos de Merlin concernant la nécessité « d’éviter une automatisation de ce mode de pensée ».

Pour en revenir à la métaphore du « chat-réalité », « état actuel du monde », je la trouve très pertinente.

Reste qu’il me semble que la boîte reste fermée et que, les mains posées dessus, on prie de ne pas avoir à l’ouvrir. Et forts de la foi en la science, on se dit qu’avec un peu de chance, on n’aura jamais à le faire.

Quoi qu’il en soit, de probabilités en probabilités, la marge d’incertitude va aller en augmentant et multiplier le nombre des possibles. Reste qu’à terme, le chat finira bien par mourir, d’une manière ou d’une autre, peut-être même sans avoir eu à tâter du poison. Il est drôle de penser qu’il se soit perdu lui-même en probabilités face à la fiole et n’ait fini par mourir en neutralisant le sacro saint concept de causalité.

Etienne Klein dirait que le chat, en fin diplomate, n’eut pas de lui-même choisi quelque état que ce soit, ce, pour ne vexer personne…

 

Marc Bozec.



26/01/2013
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