c'est la fête des mères...(16/03/13)

L’insatisfaction chronique conjuguée à l’immédiateté, au pulsionnel et à l’émotion sont des catalyseurs de la fragmentation, et le terreau « d’épanouissement » du nouveau sujet.

Ce qu’il veut, il le veut tout de suite, et ce qu’il obtient n’est pas en mesure de le satisfaire. Il pourrait y avoir là l’énonciation de l’expression du désir, mais il n’en est rien : c’est de consommation immédiate dont il s’agit, et notre nouveau sujet consomme, se consomme à l’excès pour pouvoir brouiller les pistes.

Tout semble lui apparaître comme un dû, et faute d’unité, fragmenté qu’il est, rien ne l’apaise ni ne peut l’apaiser.

Il se place sous l’égide d’une société maternelle et psychologisante, ouverte à la plainte et à l’excuse. La frustration n’est pas de mise dans l’espace du pulsionnel dans lequel il évolue.

Aussi appréhende-t-il le monde comme s’il s’agissait d’une mère dispensatrice de réalisations immédiates, qui répondrait positivement à la moindre demande.

Sa pensée s’accorde à cette perception et il ne pense son rapport au monde qu’à travers ce prisme.

Pas de castration symbolique, mais une pensée qui fusionne avec la pulsion et l’émotion.

Rien en soi qui soit en mesure de la structurer. Sa pensée devient alors une sorte de « pensée mère », et par le fait de l’auto-référenciation qui caractérise le nouveau sujet, une « mère des pensées »…

La rencontre avec la réalité fait de lui un être instable qui fuit le possible d’une frustration, et qui trouve dans le conflit la justification de son rapport au monde.

L’appauvrissement de la langue pourrait même être envisagé d’ailleurs comme une régression justificative…

 

Marc Bozec.



17/03/2013
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