le regard de Jean Baudrillard

«  Notre potlach à nous, c’est celui de l’indignité, de l’impudeur, de l’obscénité, de l’avilissement, de l’abjection. C’est tout le mouvement de notre culture – c’est là que nous faisons monter les enchères.

Notre vérité est toujours du côté du dévoilement, de la désublimation, de l’analyse réductrice -c’est la vérité du refoulé, de l’aveu, de la mise à nu - rien n’est vrai s’il n’est désacralisé, objectivité, dépouillé de son aura, traîné sur scène ».(1)

C’est ce qu’écrivait Jean Baudrillard en 2004. Et on ne peut encore une fois que s’étonner de la qualité de son analyse et de sa capacité à anticiper les dérives de notre modernité livrée à l’hégémonie de l’excès du positif.

Marc bozec.

(1)    In « carnaval et cannibale », carnets de l’Herne.



12/08/2016
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