fessée 26/12/16

Haro sur la fessée : proscrite, bannie, classée au rang des actes de violence innommables, déclencheur de psychodrame, traumatisante, acte ignoble de la toute puissance de l’adulte, c’en est fini de la main qui s’abat fermement sur le fondement de l’enfant maltraité.

En soi on ne peut que s’en féliciter, bien que parfois l’expression de la limite franchie, traduite par une taloche symbolique sur le fessier, était plus parlante que toute forme de logorrhée justificative de l’autorité parentale.

D’ailleurs, il faudrait derechef en modifier la définition dans le dictionnaire : fessée : « forme oppressive de l’autorité de l’adulte délégitimée par un acte de violence dans lequel la main courroucée de l’adulte s’abattait en toute impunité sur l’innocent fessier des enfants atteints alors dans leur intégrité physique et psychologique ».

Je propose que l’on érige un monument sous forme d’une main gigantesque qui porterait les noms des victimes que nous fûmes et qui jamais n’auront réparation.

En parlant de victime, à n’en pas douter, le victimat et le simulacre ont encore de beaux jours devant eux…. Cependant, la violence ne sera pas en reste, paradoxalement « l’être victime tout azimut » me semble en être un des terreaux les plus fertiles en ces temps de populisme.

 

Marc Bozec



26/12/2016
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