du nouveau sujet comme "production intellectuelle"22/10/14"

Le nouveau sujet est-il, comme d’aucuns le laissent entendre une pure construction ?

 Et faut-il« comprendre qu'il est l'état provisoire d'un sujet dont on dira bientôt qu'il est le sujet du passé... bref une production intellectuelle sans corps, dématérialisé, un sujet évanescent. » ?

 

Si la notion est au départ une hypothèse qui puisse permettre de lire, de comprendre, si elle est une « production intellectuelle », il se trouve qu’elle s’avère pouvoir donner une clé de lecture de ce que je continue d’appeler « le nouveau sujet ».

 

Même plus que cela, elle le révèle, pour emprunter le vocabulaire de la photographie.

Fragmentation, autoréférenciation (avec tout ce que cela comporte du rapport à sa propre histoire, à la dette symbolique), victimisation, jouissance tout azimut, « désidentification », « pulsionnalisation », « incestualisation », si évanescence du sujet il y a, c’est bien là qu’elle est…

Il semblerait même que le fameux sujet s’évanouisse, perde conscience et connaissances.

 

 Elle est effectivement dans  ce qui le caractérise, à savoir la fuite de soi et l’instrumentalisation de l’autre devenu un « consommable » parmi d’autres.

Il n’est qu’à se plonger quelque peu dans le spectacle affligeant de la télé-réalité, voire de la réalité, ou de s’immerger quelque peu dans une classe pour pouvoir en relever un certain nombre de constantes.

Je ne les déclinerai pas à nouveau puisque je les ai énoncées plus haut.

 

Le constat est là qui, par delà toute incompréhension générationnelle, pose une donnée comportementale qui questionne, et qui par son surgissement demande une  lecture  bien particulière  dont le but n’est pas de tondre le gazon où l’on trouve de si belles pâquerettes.

Il va de soi que l’on pourrait me reprocher de convoquer des éléments qui datent, qui s’inscrivent dans le passé de l’individu (en tant que notion, construction de l’esprit), mais il me semble que nous ne pouvons nous inscrire, en tant qu’humains, que dans un rapport à notre passé.

 

Il va de soi que, comme toute lecture, elle prête à la critique,(fut-elle encore argumentée), et qu’elle n’a pas prétention, en tant qu’idée à quelque vérité dogmatique que ce soit.

Ce ne sont que des constats qui, au demeurant, ne me semblent pas entrer dans la critique qui voudrait que l’on se mette en position face à ses propres attentes de valider des résultats qui n‘en sont pas. Il s’agit d’un regard singulier.

 

Verrai-je du nouveau sujet partout ? Libres à vous d’en décider. Mais des individus, et à plus forte raison de vraies singularités, il me semble que cela aurait tendance à se raréfier…

 

Marc Bozec.



22/10/2014
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