commémoration 25/04/15

 

En ces temps de simulacre et de déni, de victimisation, je propose qu’enfin soit érigée une statue à la mémoire de tous ceux qui furent élèves et eurent à subir la dictature de la transmission des savoirs et de la pédagogie frontale.

La pédagogie frontale, comme on s’en doute est une pédagogie qui se pratique de front, c'est-à-dire en face de. Il ne s’agit nullement, comme on veut nous faire accroire d’une pédagogie guerrière qui ferait de l’élève un ennemi à affronter pour le vaincre, l’écraser. Si cette pédagogie a connu des abus, il me semble que celle encensée aujourd’hui n’en est pas exempte, loin de là… Et puis rien n’empêcha jamais l’enseignant de se placer aux côtés de. Toute la question revient à  considérer les abus dans toute leur splendeur et à savoir interroger nos présupposés. Bien sûr, la modernité n’a jamais été caution de vérité, loin s’en faut…

Je propose donc qu’un jour de Septembre soit choisi pour commémorer la violence faite aux élèves que nous fûmes et qu’un concours soit ouvert pour la création de l’œuvre commémorative qui, n’en doutons pas, sera magistrale.

Marc Bozec.



26/04/2015
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